Préface d’André Grabar
Le présent ouvrage est un livre posthume. Armen Khatchatrian est décédé le 27 juin 1967, moins de deux ans après avoir soutenu en Sorbonne, comme thèse de doctorat du troisième cycle, l’étude qui fait l’objet de cette publication, et qui lui a valu le titre de docteur d’histoire de l’Université de Paris.
L’un des membres du jury de cette thèse, que Khatchatrian remercie dans son avant-propos, Georges Gaillard, est mort également, en septembre de cette même année 1967.
Il a fallu, pour publier cette importante recherche, en revoir attentivement le texte, – mise au point dont M. Jean Lassus a bien voulu se charger, et qu’il fit excellemment. Il a fallu aussi revoir les références aux textes arméniens et aux ouvrages d’érudition. C’est Mlle Sirarpie Der Nersessian qui accepta de le faire, et qui a fait profiter ce livre de sa grande expérience en matière d’arménologie.
M. V. Ter-Minassian qui aida Khatchatrian pour la partie technique de son étude de la construction arménienne ancienne, a bien voulu se charger de la correction des épreuves de tous les passages qui concernent cette technique.
Il suffit de parcourir l’avant-propos rédigé par Khatchatrian, pour le retrouver tel que ses amis et collaborateurs l’ont connu, dévoué sans bornes à l’histoire de l’architecture de son pays d’origine, rêvant de lui consacrer de grands et nombreux travaux. Le sort l’a empêché de réaliser ces projets, mais de cette oeuvre inachevée il nous reste – en dehors d’un certain nombre d’articles substantiels – le présent ouvrage qui n’en est que plus précieux pour nous. Khatchatrian y a essayé d’appliquer à l’étude de certains édifices arméniens anciens, parmi les plus importants, la méthode typologique et fonctionnelle qui mieux que tout autre, permet d’expliquer les monuments, ou du moins tout ce qui dans ces monuments appartient aux diverses traditions qu’avait à observer l’architecte. Au nombre de ces traditions figure aussi la technique de la construction, et c’est pourquoi Khatchatrian s’est longuement arrêté à la technique des bâtiments arméniens, – essai original et d’autant plus suggestif que Khatchatrian avait reçu une formation d’architecte, et que de toutes les traditions qui ont servi à définir les monuments anciens d’Arménie, la tradition technique de la construction a bien des chances d’avoir été la plus particulière à ce pays, la plus « nationale ».

Le meilleur hommage qu’on puisse rendre à la mémoire d’Armen Khatchatrian serait de continuer son œuvre et de poursuivre l’étude de l’architecture ancienne d’Arménie, dans le sens que préconisent les études réunies dans le présent ouvrage.

Notes sur oeuvre :

Publié sous la direction d’André Grabar et de Jean Hubert.

Ouvrage publié avec le concours du CNRS.

Informations sur le livre :

Année 1971
Nombre de pages 150
Titre secondaire Bibliothèque des Cahiers Archéologiques
Editeur Éditions Klincksiek
Ville éditeur Paris
Type de colume Relié
Numéro ISBN 9782252011164
Mots-clés
Types de travail
Langues
  • Français